:: Journal d'une boulimique ! ::

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:: Lundi 18 janvier 2010 ::

Partir

Partir

Je peux enfin le faire.

Je peux m’en aller, mener ma vie, être libre.

Ne plus avoir ses chaînes à mes chevilles.

Ne plus entendre sa voix me dire combien je suis stupide.

 

Mes frères ne me supplient plus de rester, ils ont grandi.

Manalucard partira aussi.

Et Fefe…

 

C’est un problème.

 

Par sa condition, il est condamné à vieillir entre ses griffes.

J’ai une boule dans le ventre.

Je peux m’envoler, et lui, car ses ailes sont brisées depuis le premier jour de sa vie, il ne pourra jamais prendre la fuite.

Et c’est toujours le même sentiment qui m’étrangle.

La culpabilité me ronge.

 

J’ai l’impression de l’abandonner.

De prendre la fuite en laissant derrière moi mon frère détenu.

 

J’aimerais que cette femme devienne une mère.

Mais elle ne l’est jamais devenue pour moi.

Et elle ne le sera jamais pour lui.

 

Il va pourrir là.

Stressé par ses reproches, sa voix, ses engueulades inutiles.

Il va pourrir et je vais devenir la complice de son bourreau.

Partir sans faire quoi que ce soit… Si peut être quelques congés dans mon futur chez moi.

Mais honnêtement, est ce que ça va alléger le nouveau poids qui pèse déjà sur mes entrailles.

Des remords… Je vais commencer une nouvelle vie, avec d’autres sortes de chaînes.

 

Putain…

Une mère donne la vie.

 

Putain…

Je hais les deux.


:: zouma 2010-01-18 08:32:47 [Permalien] ::
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:: Dimanche 20 décembre 2009 ::
C'est la fin

Comment cela a-t-il pu se produire.

Un peu à la fois mes journées se sont effilées.

Elles sont devenues grises, noires…

Puis ce fut le désastre.

 

J’ai tout perdu.

La rémission est terminée.

 

Tout me bouffe,

Et je bouffe.

 

Je suis anéantie.

Je n’ose même plus espérer.

 

Comment tout s’est arrangé un jour ?

Comment tout s’est effondré ensuite ?

 

Que dois-je faire ?

Pleurer ? Me lacérer ? Mettre fin à mes jours ?

Que dois-je faire ?


:: zouma 2009-12-20 16:18:31 [Permalien] ::
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:: Samedi 5 décembre 2009 ::
Rechute.

Je ne sais pas comment le dire, encore moins comment l’écrire.

J’ai appelé mon copain, juste pour entendre sa voix.

J’espérais me sentir mieux.

Malheureusement, je me sens encore plus seule.

 

Et je chiale sur ma pauvre vie.

Sur tout ce que j’ai foiré et que je foire encore.

Je chiale car j’ai recommencé…

 

Oh mon dieu…que vais-je devenir ?

Comment vais-je m’en sortir ?

 

Je ne veux plus vivre avec les crises.

Je ne veux plus vivre comme avant.


:: zouma 2009-12-05 14:14:25 [Permalien] ::
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:: Dimanche 29 novembre 2009 ::
Et de deux...

Jamais deux sans trois ?! Ca se passera de commentaires...

 


:: zouma 2009-11-29 14:32:35 [Permalien] ::
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:: Mercredi 25 novembre 2009 ::
Juste une fois.

J’ai envie de l’effleurer, juste la caresser furtivement.

J’ai envie de me laisser bercer.

De penser « juste une fois, » de céder à un besoin.

Je suis tombée dans son piège, une fois encore, je me sens attirée, subjuguée par ce qu’elle me promet.

 

J’ai dévié une fois.

J’ai oublié tout le mal qu’elle m’a fait.

Je ne repense qu’à la dernière fois, à la béatitude qu’elle m’a approté.

 

Et j’y pense tous les jours, « juste une fois. »

Ces mots me hantent ; ils essaient de m’attirer à elle, de me renvoyer près d’Hadès.

Je dois lutter contre deux choses aujourd’hui : la compulsion et l’irrésistible envie de céder à la facilité.

 

Je suis une droguée !

La boulimie, c’est une dépendance.

Et si j’avais un parrain ou une marraine comme les AA, je crois que je serais en train de l’appeler pour lui dire à quel point j’ai peur car je suis tentée.

Car c’est tellement facile de retomber là-dedans.

On est bien au début de la chute, quand on pense que l’on gère.

 

J’essaie de ne pas oublier les années d’enfer, et le temps perdu.

Mais la salope, elle m’a serré dans ses bras il y a peu.

Elle m’a réconfortée comme personne n’a su le faire.

 

Et je n’ai de nouveau plus qu’une envie,

Retrouver l’apaisement que j’ai ressenti juste après avoir vomi.

 

Je veux retrouver cette sérénité.

 


:: zouma 2009-11-25 04:52:40 [Permalien] ::
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:: Mercredi 18 novembre 2009 ::
Advienne que pourra.

Hier, j’ai fait ce que je n’avais plus fait depuis quelques mois.

Je me suis faite vomir.

 

J’en suis arrivée à ça.

Un point culminant de stresse que je ne savais plus gérer.

Je me suis cassée la gueule !

 

Ce sentiment, je l’avais oublié. Chaque bouchée que j’enfournais compulsivement, sans aucune source de plaisir, n’était là que pour combler cet espace vide drapé d’angoisse. Je bouffais en me sentant sale, minable, faible. Je me détestais.

En vain, je tentais d’étouffer mes craintes et ma tristesse.

Plus je m’empiffrais, plus je me faisais du mal.

 

J’ai trompé ma famille. Je me suis enfermée dans la salle de bain avec un sceau et de la musique. J’ai dit que je prenais un bain. La musique allait si fort que je pouvais gerber sans que cela s’entende.

 

Mon dieu, j’ai menti.

 

Le pire, c’est que ça m’a fait du bien. Pas le fait de manger comme une bouffonne, car je le redis : ce n’est pas de la gourmandise.

Mais après et pendant que je vomissais. Toute la haine et la colère que je ressentais sans pouvoir l’exprimer, s’émiettaient dans le fond de mon sceau. Un peu à la fois, je dégobillais tout le mal.

J’étais tellement vidée, fatiguée à la fin de cette crise qu’il n’y avait plus de place pour la haine. J’étais juste sereine.

 

Et c’est là que j’ai peur. Je sais que c’est un progrès énorme de ne plus se faire vomir.

Mais savoir que ce geste m’a soulagée… C’est ça le risque. Pile là : penser que ça m’aide (me soulage).

Au début peut-être… Mais après, comme une drogue, ça t’isole dans une sphère où tu crèves seule.

C’est ça que je dois garder en tête.

 

Aujourd’hui, je reste vigilante.

Demain aussi.

Je vais tenter de dompter mes émotions, mes peurs.

 

Ma devise de toujours :

Advienne que pourra.


:: zouma 2009-11-18 13:39:59 [Permalien] ::
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:: Mardi 17 novembre 2009 ::
La maison du bonheur.

Je l’avais dit.

Les deux pieds dedans, j’y suis.

 

Hier, je perdais la tête dans les rayons d’un supermarché.

Il y avait tellement de nourriture.

Je rêvais d’acheter, de bouffer ; juste pour oublier.

 

J’ai pris 5 kilos… Je bouffe puisque rien ne va.

J’ai envie de crever.

De secouer mon homme.

De me faire du mal.

 

Je suis pressée de construire ma vie comme une condamnée en sursis.

Mais je n’ai pas les moyens.

Mon homme a une baraque que je commence à haïr de toutes mes tripes. Une maison dans un village. Bien sûre, je pourrais fermer ma gueule et faire comme n’importe quelle opportuniste. Attendre qu’il finisse ses travaux et m’installer sans avoir fournis le moindre effort. Mais je suis une fille compliquée (mais bien), avec une vie compliquée et une santé compliquée… Pour commencer, ce village est trop humide. Dormir là bas, c’est l’enfer. Mon arthrose – une des conséquences des TCA - me fait tellement souffrir que j’ai la sensation d’être une feuille de brouillon que l’on aurait chiffonnés.

Ensuite, comme on mange chez sa mère, je n’ai pas le contrôle de mon alimentation. Ca me chamboule complètement. Je finis par perdre des repaires qui me sont essentiels. J’en pédale dans la semoule !

Puis, je suis à 50km de ma famille et de mes amis. Généralement, au bout de deux jours, je commence à perdre ma vivacité car je suis ankylosée, que je me sens énorme et que je m’ennuie ferme de mes proches.

Alors l’envie de retourner chez moi se fait ressentir, et c’est quelque chose d’assez culpabilisant.

Mon homme ne devrait-il pas me suffire ?

 

Comme une fille compliquée, vous l’aurez deviné, une fois que je suis de retour chez moi, je pleure. Je ne sais pas me retenir.

Je chiale car je suis loin de mon homme. Je jeun car sa mère a foutu le souk dans mon alimentation. Je ne fais que braire car je passe ma vie à bosser et qu’au final, je n’ai le temps de voir personne. Que ce soit mon homme ou un ami.

Comme rien ne va, et que j’ai perdu mon équilibre alimentaire, je finis par me jeter sur la nourriture.

 

Et voilà comment foutre en l’air mon amnistie avec la boulimie.

J’ai pris 5 kg.

Vous l’aurez compris, c’est un drame.

Vous qui êtes des étrangers, je suis certaine que vous comprenez que je suis juste à deux doigts…de me faire gerber à nouveau. Je suis sur le point de glisser, de refermer la boucle.

Et personne ne le voit, personne ne l’entend, personne ne le comprend.

 

De nouveau, j’ai juste envie de crever.

Je voulais juste construire ma vie mais je n’ai pas les moyens, et mon homme a déjà investi. Au mieux, il me demande de patienter 3 ans.

Trois années… J’aurais 30 ans…

Attendre jusque là ?

Je n’en aurais pas la force, pas les nerfs, je n’en ai déjà pas l’envie.


:: zouma 2009-11-17 04:42:03 [Permalien] ::
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:: Jeudi 29 octobre 2009 ::
Sirène ou baleine ?

Il y a quelques jours, dans une ville en France, une affiche, avec une jeune fille spectaculaire, sur la vitrine d'un gymnase, disait:


 « CET ÉTÉ VEUX-TU ÊTRE SIRÈNE OU BALEINE? ».

Il paraîtrait qu'une femme d’âge moyen, dont les caractéristiques physiques ne sont pas connues, a répondu à la question publicitaire en ces termes :
 

Chers Messieurs,
 
Les baleines sont toujours entourées d'amis (dauphins, lions  
marins, humains curieux). Elles ont une vie sexuelle très active,  
elles ont desbaleineaux très câlins qu’elles allaitent  
tendrement. Elles s’amusent comme des folles avec les dauphins et  
s’empiffrent de crevettes grises. Elles jouent et nagent en  
sillonnant les mers, en découvrant des lieux aussi admirables que  
la Patagonie, la mer de Barens ou les récifs de Corail de Polynésie. 

Les baleines chantent très bien et enregistrent même des cd. Elles  
sont impressionnantes et n’ont d’autres prédateurs que  
l’homme. Elles sont aimées, défendues et admirées par presque  
tout le monde. 
 
Les sirènes n'existent pas! ET si elles existaient elles feraient  
la file dans les consultations des psychanalystes argentins parce  
qu'elles auraient un grave problème de personnalité « femme ou  
poisson? ». Elles n'ont pas de vie sexuelle parce qu'elles tuent  
les hommes qui s'approchent d’elles, Ils feraient comment  
d’ailleurs?! Donc elles n'ont pas non plus d’enfants. Elles sont  
jolies, c'est vrai, mais isolées et tristes. En outre qui voudrait  
s'approcher d’une fille qui sent le poisson? Moi c’est clair, je  
veux être une baleine! 

 

 


:: zouma 2009-10-29 14:51:28 [Permalien] ::
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:: Lundi 26 octobre 2009 ::
Elle pallie

On me dit impatiente.

Qu’avec le temps, les choses que je désire vont s’accomplir.

 

Mais j’estime avoir trop attendu.

Je pense avoir déjà trop payé et donné.

 

Et j’ai beau dire que mes nerfs sont à vifs, que la trotteuse est devenue une ennemie ; personne ne semble en mesure de m’écouter.

La plupart du temps, les gens étouffent mes angoisses par des réponses bateaux ou frustrantes.

 

Je n’ai pas envie qu’on me cajole, je n’ai pas envie qu’on me console.

Juste qu’on m’écoute.

Ne serais ce que pouvoir me délester des craintes qui me titillent.

 

La situation que je vis actuellement, ne me convient pas.

La situation dans laquelle je suis actuellement, me pousse vers mon ennemie.

 

Je sens le pire du pire.

Il est là, non loin de moi.

 

Et j’ai beau dire que mes nerfs sont à vifs,

Personne ne voit ma souffrance.

Et j’ai peur que ce soit la boulimie qui, de nouveau, pallie aux soutiens dont j’ai besoin.


:: zouma 2009-10-26 13:08:32 [Permalien] ::
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:: Dimanche 11 octobre 2009 ::
Bilan de la semaine...

J’aurais pu m’enfiler clope sur clope et me perdre dans un nuage bleuâtre de fumée.

Plus sain, j’aurais pu rendre visite à mes amies – deux étoiles - qui me manquent depuis le début de la semaine.

 

On est dimanche, journée tampon avec les dix jours de boulot qui se traînent dans la file, derrière les quatre prestés.

Un jour de congé et…

J’ai vidé autant de briques de lait qu’il en faut pour nourrir un nouveau né jusqu’à sa puberté.

J’ai mangé avec la lassitude d’un légume sous poumons d’acier.

Combien de calories le corps humains peut il ingurgiter en une journée au juste ?

J’en sais rien, non de dieu, mais je peux vous dire que je ne vais pas dormir de la nuit. Ma cheminée est pleine à craquer : tchou, tchooouuuu

 

Putain, je dois arrêter de croire que je reste hors d’atteinte.

La bouffe me pourrit la vie.

Non, je ne suis pas guérie, même si je ne vomis plus.

 

Fait chier ! Merde ! PERSONNE N’EST FOUTU DE COMPRENDRE ?!!!

 

Hier, un opéra autobiographique muet me rendait insensible à la vie sans tabou et torturée de mon interlocutrice blonde. Ses jérémiades me rendaient nauséeuses. Ses histoires d’aller-retour en neuropsychiatrie me donnaient envie de rire plutôt que de pleurer.

Qu’attendait-elle au juste ? Un  peu de pitié ? Une lueur d’attention de la part de mes orbites ?

Crève !

Pendant que madame résumait sa vie sous le terme abusif de ‘l’anorexie’ ponctuée par l’histoire du vilain petit canard, moi j’avais envie de lui gerber mon gras à la gueule.

 

J’étais et je suis encore folle de rage.

Que cette fille, que je ne connais pas, puisse se livrer sans pudeur à la façon d’une hystérique.

Que cette blondasse me conte son histoire comme si il n’y avait rien de pire…

Arf… N’est ce pas avoir un peu d’amour propre que de conserver les apparences ?!

 

J’ai fermé ma gueule. J’ai laissé cette fabulatrice me pourrir la soirée.

Ce fut le point final d’une semaine totalement…asphyxiante.

 

Prise au piège, sans mes règles.

J’étais désemparée de ma vie, du peu de contrôle que je suis en mesure d’obtenir.

 

Et aujourd’hui, j’ai lâché mes rênes…

J’ai succombé à l’angoisse, perdue sans mes repères.

 

Six jours chez Doudou, loin de chez moi.

Complètement seule, incapable de m’exprimée, avec des personnes qui n’imaginent même pas les démons qui m’animent.

 

Je ne sais pas ce que je dois faire. Comment va se composer l’avenir ?

Je ne peux pas exiger de mon homme qu’il soit le seul à tout sacrifier…

 

Je me sens mal et angoissée. Je me suis laissée envahir par le problème…

Je dois trouver une solution, rapidement, avant de perdre plus que la raison.


:: zouma 2009-10-11 17:55:16 [Permalien] ::
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:: Samedi 3 octobre 2009 ::
Comme de la poix.

Je me sens toujours aussi mal…

Ma tête fait des bonds, mon cerveau se prend pour Tigrou.

 

Je me sens sale… Je ne comprends pas.

Sale au point de vouloir changer de peau.

J’ai beau me laver, me purger, rien n’y fait.

 

Que faire ?

 

Je voudrais oublier.

Ou bien revenir en arrière et tout empêcher.

Faire en sorte que ça n’ait jamais commencé.

 

La crasse qui me colle au cœur et aux synapses est comme de la poix.

Plus je me débats, pire c’est.

 

Mon donjon est un secret,

Même la mort ne saura jamais.


:: zouma 2009-10-03 06:43:15 [Permalien] ::
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:: Dimanche 30 août 2009 ::
Chansons sur les TCA

Clip intéressant :

vegastar - coma berenices (une de mes deux préférées)

Autres :

syrano - ficelle

kao - anagramme

indochine - june

loko - mercredi

eleanor McEvoy - sophie's dying

silverchair - ana's song

superchick - courage

superchick - beaut from pain

Serj Tankian et rita mitsouko - terminal beauty (celle que je préfère des deux)


:: zouma 2009-08-30 15:25:22 [Permalien] ::
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:: Mercredi 29 juillet 2009 ::
Réflexions

Il suffit d’une fois, d’une toute petite fois.

Une fois que tu sais, que tu comprends.

Une fois que tu le sens.

 

Il n’aura fallu que des faiblesses pour que ce monstre me grimpe dessus.

Il n’aura fallu que du désespoir pour ne plus me relever.

 

J’étais malade,

Je suis malade,

Je resterais malade…

 

Il n’y a rien de plus à piger.

 

Lorsque tu saisis ce détail, qui encombre les rouages de ta vie dans son plus simple appareil, qui finit par tout chambouler, et par tout saccager.

Lorsque tes yeux sont ouverts sur le meilleur et sur le pire ; qu’en dépit des évènements ton cœur ne sait plus quoi dire.

Il est trop tard.

 

Je suis morte.

 

Vous allez dire que je suis folle. Que ma verve ne sait jamais dans quelle direction s’évanouir.

Mais je le jure, celle que je suis dans les beaux jours ne pourra jamais faire contenance de celle que je suis, les jours de pluies.

Je ne me connais pas.

Mon humeur joyeuse, mon sourire, même des beaux jours, semblent n’être que des accessoires. Je n’arrive pas à les porter, j’ai la sensation d’être déguisée.

 

J’ai bouffé comme une truie ce matin. Invraisemblable quand on sait que j’ai passé les trois dernières semaines à observer mon reflet. La réflexion me donnant l’envie de tout détruire, moi y compris. La réflexion, qui ficelle mes réflexions en d’énormes boulets prêts à me ramener dans le fond.

 

Ce fond… Je le connais par cœur.

Il n’y a pas de surprises.

 

La lumière, on s’en lasse vite.

 

Je m’ennuie…

Je n’ai aucune passion qui puisse ébranler mon existence.

 

La vie a trop peu de saveurs.

Et je finis par penser que c’est la mélancolie du temps qui passe, une lassitude que mes yeux sensibles n’ont su manquer.

Certainement que ma vision de l’existence ne peut épargner ma santé.

 

Que faire ? Me leurrer ? Essayer en exhibant des apparats de fausseté.

Finir par oublier ma vérité.

Ne plus être moi, me mentir pour couler dans le moule rectiligne qui nous est prédestiné ?

 

Mes idées s’emballent… Je mélange tout, le tout n’étant qu’un quand on y réfléchit bien.

 

Allez, je cesse, je vais abandonner mon clavier et m’empiffrer.

Il n’y a rien d’autre à faire.


:: zouma 2009-07-29 05:02:53 [Permalien] ::
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:: Vendredi 10 juillet 2009 ::
Du tout au tout.

Je me gave...ensuite je jeûne plusieurs jours. Je suis toujours dans la compulsion, mais au lieu de vomir, je fais de la restriction. Je le savais... La maladie a pris une autre forme.


:: zouma 2009-07-10 05:34:01 [Permalien] ::
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:: Mercredi 1 juillet 2009 ::
Contraception.

Depuis hier, j’ai envie de pleurer.

 

Je suis allée chez une gynécologue pour la deuxième fois de ma vie.

Je voulais être informée sur tous les moyens contraceptifs existant à ce jour, et sans hormones.

Vous devinez certainement ce qui me pousse à rejeter les hormones ?!

Ces saloperies sont responsables d’une prise de poids que je ne pourrais pas gérer psychologiquement.

Je me connais, je sais que ça va être une descente au enfer.

De plus, les hormones causent d’autres nombreux soucis comme de l’acné, les seins tendus, des poils plus apparents et j’en passe…

 

D’un ton purement ironique, je dirais qu’elle est formidable cette époque libérée.

Les femmes d’aujourd’hui sont obligées d’être belle, mince.

Les hommes devraient être en mesure de nous baiser sans que ça ait la moindre incidence dans nos vies.

 

J’ai envie de pleurer.

J’angoisse, je flippe.

Je suis avec Doudou.

 

Pour mon cas, il n’y a pas de moyen contraceptif sans hormone.

Le stérilet est destiné aux femmes ayant déjà eu une grossesse.

Tous les autres moyens contraceptifs sans hormones sont irréversibles.

 

Mon dieu !

 

Me voilà donc avec une pilule progestative. Une pilule a faible dosage. C’est ce que m’a conseillé la gynécologue.

Mais la prise de poids n’est pas sans risque.

Et j’ai peur.

Et j’en veux à Doudou pour toute cette angoisse qu’il n’est pas capable de mesurer.

 

Je m’en veux d’être retombée amoureuse.

La vie était plus simple à gérer toute seule, surtout mon poids, mon alimentation.

J’aime Doudou.

Mais l’amour est compliqué sous multiple facette.

 

Il me rend heureuse cet homme.

Mais l’amour me torture.

J’ai la tête en bouillie, le cœur sous la semelle.

 

J’ai envie de pleurer.


:: zouma 2009-07-01 08:41:59 [Permalien] ::
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:: Mardi 30 juin 2009 ::
A nouveau seule.

Je me sens seule.

Il n’y a personne à qui je peux parler.

 

La personne à qui je parlais le plus, c’était Koibito.

Le fait de me confier à lui a certainement contribué au fait de le détruire, de nous détruire.

 

GAME OVER

 

Aujourd’hui, je ne lui dis rien. (Doudou)

Même pas à l’une de mes amies.

 

Et,

 

J’ai l’impression que tout va me rattraper bientôt.

Je sens à nouveau des mains invisibles sur ma gorge.

 

J’aimerais le mettre en bouche, cracher mon angoisse par des mots.

Juste par des mots.

Le dire à quelqu’un pour ne pas couler, figée par la peur.

Mais à qui ?

 

Je ne veux pas foutre en l’air mon couple.

Ne pas effrayer mes amies.

 

Je me sens à nouveau seule.

Prise au piège.


:: zouma 2009-06-30 18:38:13 [Permalien] ::
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:: Mardi 23 juin 2009 ::
Instable...

Là, de toute ma hauteur, j'ai le vertige...


:: zouma 2009-06-23 13:06:54 [Permalien] ::
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:: Jeudi 28 mai 2009 ::
Ce n'est pas la vérité.

Je sais que ce n’est pas la vérité.

Je sais que je ne suis pas guérie.

 

Je ne vomis plus.

 

Mais l’absence d’un symptôme ne signifie pas que je suis sauvée.

Je le sais.

 

Je ne mange toujours pas avec les autres. Je m’isole. J’ai honte de mâcher, d’avaler, juste de manger… Je fais tellement de bruit, je ne le supporte pas. Je dois ressembler à un cochon. A un très gros cochon !

 

Je ne vomis plus.

 

Je mange ! Pas assez ! Je suis dans la restriction. Je me sens fatiguée, épuisée. J’ai des chutes de tension plusieurs fois par jour.

Je maigris. Enfin !

Mais quand je mange, je reste un cochon.

Même devant mon miroir, je reste un cochon.

Entre les mains de Doudou, je me sens mal fichue.

 

Si souvent, j’ai imaginé ces chiffres sur ma balance. A chaque fois, je me persuadais que ce détail allait changer ma vie.

Maintenant, ma balance hurle victoire. Et je me rends compte que là haut, dans mon bout de cerveau, on est pas content. Plus, toujours plus.

Ou dans ce cas-ci : moins, toujours moins !

 

J’ai peur à chaque petite bouchée.

Je calcule compulsivement les calories, je les traque.

 

Je sais qu’on me croit guérie

Et je sais que ce n’est pas la vérité.

 

Mais je ne vomis plus.

Et même si la restriction n’est pas une vie, jamais je n’ai été aussi heureuse.

Même si je dois y laisser ma peau, ce sera avec le sourire.

 


:: zouma 2009-05-28 15:16:11 [Permalien] ::
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:: Dimanche 3 mai 2009 ::
17 jours après l’intervention.

J’ai le ventre gonflé. C’est normal.

Mais je ne le supporte pas. Je me sens grasse.

Alors je mange.

Mais je ne peux pas vomir.

Alors, s’en suit des journées de jeun draconienne. Je suis sans énergie, épuisée. Je fais des chutes de tensions, Je dois impérativement m’asseoir pour ne pas tomber dans les pommes. Mes journées sont courtes, je suis fatiguée à partir de 18h. Même si je suis en mesure de marcher à présent, je ne fais rien puisque je suis claquée.

 

Je suis contente, heureuse car mon ventre ne pend plus de ses chairs disgracieuses.

Pourtant, j’ai la sensation d’être plus grosse. Je me sens hideuse.

J’ai un complexe de moins sur la liste de mes griefs. Mais, ça ne change rien à ma vie.

Ca ne change en rien la maladie. Au contraire, je suis plus sévère avec mon alimentation.

Mon rêve de maigreur  n’est plus une étoile dans la nuit. Il est devenu le soleil dans ma vie.

 

Je n’ai pas envie d’être éblouie. Je veux encore distinguer ceux qui m’entourent. Je n’ai pas envie de les perdre de vue.

Alors,

Ne pas perdre le contrôle.

Je dois gérer.

 

Et donc, me voilà à nouveau dans les bras de l’anorexie.

Cette douce saloperie qui reste malgré tout moins pénible que la boulimie.

N’allez pas croire que j’opte pour l’une ou pour l’autre.

N’allez pas croire que l’on change de trouble alimentaire, comme on changerait de chemise.

Juste que, dans mon cas, l’une s’éclipse au détriment de l’autre.

Et que, si l’on me demandait de choisir, c’est la boulimie que je chasserais de ma vie.


:: zouma 2009-05-03 17:43:15 [Permalien] ::
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:: Mardi 21 avril 2009 ::
La période post-op

C'est un enfer... Bouffer, ne pas bouger, et surtout ne pas vomir... Je veux juste crever !


:: zouma 2009-04-21 10:43:06 [Permalien] ::
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...
:: Samedi 4 avril 2009 ::
Fatiguée...

Et si la vie pouvait se vivre sans but ?

Là, j’ai le ventre rempli… Je n’ai qu’une envie, m’endormir sur ces réserves et ne plus me réveiller.

Je me sens tellement fatiguée.

 

Je ne sais plus qui je suis, quel est mon vrai visage…

 

Mais je dois rester à la hauteur…

Manalucard est tellement heureux. Jamais je ne veux qu’il sache…

Et les autres…

Oh mon dieu, la situation me semble pire qu’avant…

Tellement de personne à décevoir…

 

Je suis fatiguée.

 

Mardi, Doudou va me présenter sa mère et sa sœur. Ca va faire quelques semaines qu’il espérait ça.

Moi, je restais cachée. J’ai repoussé autant que possible ce moment.

Mais voilà, il arrive. Il va me montrer aux personnes qui l’aiment le plus au monde.

Et moi j’angoisse. Je ne me sens pas à la hauteur. Je ne me sens pas à sa hauteur.

Détruire cet homme, je n’en aurais pas la force.

Je vis dans la hantise de tout briser, encore.

Je ne pourrais jamais le supporter.

 

Et malheureusement, à chaque fois que je crise, que je finis par vomir ou pas, c’est à lui que je pense.

Au mal que je vais lui faire.

Je n’ai pas envie que la maladie soit plus forte que l’amour que je lui porte.

Mais j’ai peur d’être vampirisée, aspirée…

 

Je suis malade, dépendante.

Je suis boulimique.

 

Et je suis fatiguée d’avoir peur, de contrôler, de penser, de me donner…

Je suis fatiguée d’être malade.


:: zouma 2009-04-04 11:59:25 [Permalien] ::
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:: Mercredi 25 mars 2009 ::
Misérable...

Parceque j’ai décidé de me faire opérée, je vais peut être me retrouver sans travail.

Des journées sans m’occuper additionnées à des heures de convalescence : repos strict puis…chômage.

Des journées vides, des journées noires.

La peur m’écrase pour admirer ma vie, bientôt elle piétinera les bases de mon frêle édifice.

 

Je ne veux pas croire que tout est à recommencer.

Je ne peux pas avouer que tout recommence : la peur, la bouffe, vomir, les kilos,…

 

Tout !

 

Puis il y a Doudou, le nouvel homme dans ma vie, il ne sait rien ou presque.

Il n’a jamais croisé la bête qui me domine. Il ne connaît pas le monstre qui m’habite.

Et j’ai peur, car de ma vie, il ne connaît que le possible.

J’ai rencontré Doudou au paradis, et doucement il va descendre en enfer avec moi.

Et j’ai mal… Je ne supporte pas l’idée de tout gâcher.

Je ne veux pas que cette maladie m’ampute alors que je commençais à peine à marcher vers la lumière.

 

Je ne veux plus ressentir le poids de la douleur, le poids de la culpabilité.

Je pleure déjà, imaginant la souffrance dans son regard.

Je ne veux plus être ce genre de bourreau.

Alors, une fois encore, je songe à prendre la fuite… Tout planter, avant de lui faire trop de mal.

Avant de me faire trop de mal.

 

Je me sens tellement naïve. J’ai vraiment cru que j’allais m’en sortir.

Je suis ridicule.

Et j’ai honte de parler, d’avouer qu’une fois de plus j’ai sombré.

 

Potentiellement, j’ai tout pour être heureuse. Mais, là dans ma tête, il y a mes humeurs qui chavirent.

Je suis montée si haut, depuis quelques temps j’avais la tête dans les nuages, là tellement haut…

Je souriais pour de vrai, le regard allumé par la vie.

Je sais sourire !

Mais maintenant ?

 

Un moment d’inattention dans une bataille que je pensais gagner.

Je paie pour mon insolence.

A présent, me voilà misérable…


:: zouma 2009-03-25 17:58:36 [Permalien] ::
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:: Mercredi 25 mars 2009 ::
Est ce...
La fin d'un rêve...
:: zouma 2009-03-25 13:28:11 [Permalien] ::
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:: Dimanche 15 mars 2009 ::
Rester dans le présent...

Le ventre repus, j’ai envie de pleurer.

Juste envie de vagir, pour faire sortir une émotion sans nom, sans définition.

 

Une émotion qui connaît ses origines.

Je ne pensais pas que j’allais réagir comme ça. Comme quoi, on ne se connaît jamais vraiment. Ma réaction m’étonne, me blesse aussi.

Je ne suis pas celle que j’imaginais.

Mais il manquait le point final, et la touche du dactylographe est tombée lourdement.

Je suis abasourdie, sous le choc peut être…

 

Je vous dis, je ne sais pas.

 

Je me contente de vivre le moment, je le laisse s’écouler pour qu’il ne déborde pas.

Où il a déjà débordé car, pour preuve, j’ai l’estomac approvisionné pour la semaine à venir.

 

Je me sens paumée, comme l’adulte qui retrouve ses racines.

 

A présent, il faut vivre l’instant…


:: zouma 2009-03-15 07:31:36 [Permalien] ::
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:: Mardi 10 mars 2009 ::
Concours
Parceque vous êtes plusieurs à dire que j'ai un don pour écrire, je me suis inscrite à un concours de nouvelles... Ecrire m'aidera à lutter contre la bête. Je ne le dis pas souvent, mais 'merci' de votre soutient.
:: zouma 2009-03-10 18:13:31 [Permalien] ::
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:: Samedi 28 février 2009 ::
Apprendre à dompter mes émotions.

Je dois dés à présent trouver un moyen d’enchaîner mon cœur pour ne plus qu’il se perde.

Je dois me dépêcher avant de retomber pour de bon. 

Avant de tout détruire…

Avant d’anéantir mon nouveau copain…

 

Toi, là haut dans le ciel, peu importe ton nom ou ton origine, je t’en supplie… S’il te plait ! Je me briserais les genoux volontiers si tu me demandais de te supplier à jamais.

Mais s’il te plait… Je ne veux pas retomber là dedans…

Pitié !


:: zouma 2009-02-28 06:53:12 [Permalien] ::
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:: Mercredi 18 février 2009 ::
Ma vie en...

La vie en rose.

Puis, peut être à cause des hormones, la vie est morose.

 

Et de nouveau, cette chose invisible aux dents bien aiguisées vient me ronger. Cette chose sera toujours là. Quand on est boulimique, il n’y a pas de guérison. Par contre, on peut parler de rémission. Le comprendre est une victoire, pour ne jamais baisser la garde. C’est une guerre sur tous les flancs, je ne dois pas me laisser envahir par l’angoisse. Comme toute personne en rémission, je vis dans la crainte. Le plus dur c’est de ne pas se laisser submerger et de continuer à profiter d’autant de liberté.

 

Si l’angoisse me tétanise, la boîte de pandore s’ouvre, et je basculerais…

Je dois tenir la barre, lutter contre vent et tempête.

Je dois !

Et quand je tombe, je dois regarder derrière moi. Me rappeler que depuis quelques mois, la vie a changée.

Ma force, ce n’est plus l’espoir, mais la conviction que c’est possible.


:: zouma 2009-02-18 12:27:31 [Permalien] ::
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:: Dimanche 25 janvier 2009 ::
Je suis tombée.

La peur, l’angoisse qui glisse en sueur froide dans mon dos.

 

Sans pouvoir l’expliquer, j’ai rechuté. Aujourd’hui, j’enfonçais de manière mécanique des cuillérée de yaourt entre ma mâchoire serrée. Comme un viol, la saveur des aliments me donnait la nausée. Pourtant, j’ai continué. J’ai condamné ces derniers jours en avalant sans compter. En vomissant comme si je n’avais jamais arrêté.

 

Il est difficile de se relever, mais l’inverse se fait les yeux fermés.

 

A présent j’ai peur qu’aujourd’hui soit demain. Le passé n’est jamais loin. Lorsque je me retourne, il est face à moi. Il me suit comme une ombre. Je suis encore fragile. Je sais que je dois faire attention, rester vigilante.

 

Je sais que je suis capable d’être heureuse. Ces dernières semaines me l’ont prouvé.

Je ne veux pas retourner dans le noir.

Je ne veux plus mentir, et sourire pour de faux.

 

Allez ! Je dois me donner du courage. Pour que demain soit comme hier. Pour que demain ne soit jamais plus comme aujourd’hui.


:: zouma 2009-01-25 13:04:21 [Permalien] ::
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:: Mardi 13 janvier 2009 ::
Le 21 janvier
A 17h15, j'ai rendez vous avec un chirurgien plasticien en vue d'une abdominoplastie... L'année 2009 commence avec plein de bonne chose... Je croise les doigts. Je n'ai toujours pas fait de crise ! Est ce que le déclic s'est produit ? Le temps me le dira.
:: zouma 2009-01-13 10:34:35 [Permalien] ::
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:: Dimanche 11 janvier 2009 ::
Une semaine et deux jours
Que je n'ai pas eu de crise... Je ne mange pas autant que je le devrais (-2kg durant ces 9 jours)... Mais bon Dieu, c'est une liberté !
:: zouma 2009-01-11 07:37:21 [Permalien] ::
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:: Mercredi 10 décembre 2008 ::
Un patient m'a dit :
"si je me soigne, c'est pour mourir en bonne santé !"
:: zouma 2008-12-10 10:36:30 [Permalien] ::
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:: Mercredi 12 novembre 2008 ::
Les montagnes russes

Je regardais une veille photo de classe. La tête de mes camarades, tous avec des personnalités distinctes. Pas un ne ressemblant à l’autre. Des gens bons, et d’autres mauvais.

L’image de la terre m’est venue à l’esprit. Une évidence illuminant l’espace aussi brièvement qu’un coup de tonnerre.

 

La classe était à moindre échelle, une représentation du monde.

 

En observant l’iris figée du souffre douleur de la classe sur la papier glacé, j’ai compris qu’importe l’endroit où j’étais, même mortifiée par la solitude : j’ai pensé qu’il y aurait toujours des âmes charitables. Des hommes capables de tendre la main, des vrais amis.

 

Alors, si il m’arrive encore de penser que le jour s’achève au dessus l’humanité, alors, c’est à coup d’éclairs que je devrais embraser l’obscurité pour m’apercevoir que le monde est toujours beau.

 

Vous voyiez, il y a des jours où je suis capable de retrousser mes manches et de me dire : on y va ! Des nuits où j’avance dans le noir, sans crainte, juste car je peux y croire.

Je dois bien avouer qu’il est effrayant cet espace. Dans la lumière, je me sens perdue, indécise face aux choix. La peur constante de ne pas aller dans la bonne direction.

La peur de vivre.

 

Elles sont fatigantes ces montagnes russes qui me font monter et descendre sans jamais cesser.

Être bien, aller mal.

Une dualité qui scinde ma personnalité en deux, et fragmente ma vie ici bas.

 

J’ai tenté de faire mon nid en bas, puis tenter de le construire en haut. J’ai fini par dénicher des choses qui me convenaient en deux pôles opposés. A présent, je ne sais pas où me poser. A quoi je préférerais renoncer. Alors, inconsciemment, je continue. Je suis une gamine dans un ascenseur, j’appuie sur tous les boutons. Je suis une sale môme, seule dans une boite.

 

Est-ce que je ne veux pas guérir ?

Ou bien, est ce la maladie qui malmène jusqu’à mes états d’esprits.

Ma façon de raisonner n’est peut être pas subjective ?

La maladie décide-t-elle de tout ?

 

La, je suis encore perdue.


:: zouma 2008-11-12 17:29:16 [Permalien] ::
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:: Mardi 28 octobre 2008 ::
Léa

Elle a deux grands yeux, les sourcils souvent froncés malgré son âge.

Il suffit de lui parler et elle sourit. Il suffit de la prendre dans mes bras pour qu’elle cesse de pleurer.

 

Elle observe le monde sans se demander si il est beau ou laid. Elle ne sait même pas que ça existe, il n’y a pas de nuance dans sa vie. Elle détaille simplement de son regard noir et brillant, les choses qui l’entourent. Elle scrute sans critiquer, elle contemple pour s’émerveiller. Et quand sa petite bouche potelée se met à sourire… Oh mon dieu ! Elle est belle à en pleurer. Tellement belle.

 

Il y a tant d’horreurs dans ce monde, trop d’évènement douloureux. Et sa beauté, son jeune âge, son innocence, sa fragilité. J’ai envie de la protéger, de ne lui montrer que les splendeurs du monde.

 

Léa.

Aujourd’hui, elle a 3 mois.

Elle grandit chaque jour sous mes prunelles ébahies.

Quand elle sourit, je dois cacher mes larmes. L’entendre babiller me submerge d’une douce chaleur, une émotion sans nom de laquelle je pourrais me nourrir toute une vie.

 

Cette petite irrite l’instinct maternel qui voudrait s’exprimer en moi. C’est douloureux d’imaginer que je n’aurais probablement jamais d’enfant. Que je ne participerais jamais à la beauté du monde.

Je doute de tant de choses. Mais si il y avait un domaine dans lequel je ne craignais rien, c’était celui là. J’aurais pu être une mère fabuleuse, je n’en ai pas le moindre doute.

 

J’aurais pu…


:: zouma 2008-10-28 15:43:37 [Permalien] ::
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:: Lundi 27 octobre 2008 ::
Peut être...
Que je n'aurais jamais d'enfants...
:: zouma 2008-10-27 15:36:00 [Permalien] ::
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:: Mercredi 22 octobre 2008 ::
Un bout de liberté.
Je suis engagée: un CDD. J'espère que c'est le début de la fin.
:: zouma 2008-10-22 14:23:39 [Permalien] ::
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