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:: Samedi 26 avril 2008 ::
Mon frère
La trotteuse avance. La peine s’alourdit sur nos épaules.
La douleur, qu’engendre l’amour fraternel impuissant, va bientôt nous propulser sur des rives différentes.
Moi aussi, je voudrais ne plus me détruire.
Crois moi.
Mais les secondes courent. Toujours des promesses, toujours de l’espoir…
Les paroles, toujours les paroles...
Tu n’en peux plus d’attendre. Tu en as assez de ces promesses sans lendemain.
Aujourd’hui, tu me gifles à coup de mépris.
Demain, tu t’en iras.
Et la boulimie, une fois encore, aura gagné.
:: zouma 2008-04-26 12:32:36
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:: Dimanche 20 avril 2008 ::
25 ans
J’ai eu 25 ans, il y a quelques semaines.
J’ai 25 ans,
J’aurais dû être infirmière, j’en serais à ma troisième année de boulot.
J’ai 25 ans,
C’est l’âge à laquelle je voulais faire mon premier enfant.
J’ai 25 ans,
Je devrais être en ménage avec Koibito.
J’ai 25 ans,
Je devrais me sentir libre, avoir mon chez moi.
Mais j’ai 25 ans,
Et je suis toujours malade…
Je suis en deuxième année dans une école d’infirmière,
La fin de l’année s’annonce difficile vu ma santé… Je n'ai plus de copain... On était ensemble depuis 6 ans et 9 mois... Je n'aurais pas d'enfant avant des années lumières... Je pourris chez ma mère, dans ma chambre suffocante...
J'ai 25 ans... et parait que j'ai la vie devant moi...
:: zouma 2008-04-20 14:20:10
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:: Samedi 19 avril 2008 ::
Quand je pense à toi...
Dans le reflet du cristal,
Il y avait ton sourire.
Comme une promesse réconfortante,
Des jours ensoleillés au bord de la route.
Mais la maladresse,
Et la boule qui roule,
Des éclats de cristal.
Maintenant j’ai des morceaux de ton sourire,
Incrustée bien profond dans le cœur.
Précieuse comme les pierres
Qu’on ne remplace jamais.
Demain j’irais voir ton reflet,
Dans les remous d’un canal.
Comme une promesse réconfortante,
Chargée de pierres précieuses.
:: zouma 2008-04-19 13:44:03
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:: Lundi 31 mars 2008 ::
Son mépris Manalucard n'a que du mépris pour notre famille. Et le plus douloureux dans cette histoire, c'est que je fais partie de cette famille qu'il méprise... Quand nous sommes nous perdu ?
:: zouma 2008-03-31 09:04:11
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:: Vendredi 28 mars 2008 ::
Mon globe.
Elle est dégueulasse cette spirale dévastatrice. Une sphère si bien poncée qu’il n’y a pas moyen de s’en échapper. Elle continue de rouler en laissant sa marque :
Image négative de moi,
Envie de mourir,
Pas le cran de passer à l’acte,
Renvoie le manque de courage, de volonté, les faiblesses.
Addiction pour se défouler, oublier.
Renforce l’image négative,
Renforce envie de crever, et ainsi de suite…
Ce qui est vicieux ? J’ai finit par m’y faire. Je me suis oubliée au centre de cette boule où j’ai l’impression d’avoir ma place. J’y suis bien logée, bien imbriquée. J’ai l’habitude d’observer le monde depuis cet unique point de vue. Les couleurs, les saveurs, la valeur des choses ne sont perçues que de part cette unique fenêtre.
Inconsciemment, je ne veux pas me déloger. C’est comme acheter des pantoufles neuves. Je me sens mal hors de mon univers. Un domaine que je déteste mais que j’ai l’avantage de connaître, contrairement à l’angle opposé qui brille à m’en calciner la rétine. Je suis enchaînée dans la caverne à Platon. Et la peur de sortir, de fouler l’inconnu, me donne envie d’embrasser mes moyens de contentions. Ces chaînes deviennent une excuse derrière lesquelles je peux me dissimuler.
Mon esprit est scindé en deux parties. Et l’une de ces moitiés m’observe, un doigt coupable pointé en ma direction. J’ai honte. Je dois la fermer. Je ne veux pas que d’autres index émergent à mon passage.
La honte.
Le silence.
Voilà encore une boucle, que je boucle en la bouclant.
Quel monde !
:: zouma 2008-03-28 13:00:26
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:: Mercredi 26 mars 2008 ::
Ils seront toujours là.
J’ai choisi la solitude par facilité. Je n’ai pas la force de combattre mes démons. Je pensais que le passé n’avait pas d’importance. Que les choses qui étaient derrière moi le resteraient. Mais les fantômes finissent toujours par réapparaître. Ils surgissent comme ces pantins sur ressort caché au fond d’une boîte.
Comment aurais-je pu espérer me glisser dans des bras, sentir un parfum, ressentir de la chaleur sans qu’une ombre ne plane au-dessus de ma tête. Ils me hantent car je n’ai pas la force de lutter. Pas les tripes pour admettre.
Je gâche tout et je continue de ramper. Je saute à pieds joints sur ce monstre à ressort en espérant que personne ne puisse le voir.
Le salopard, il résiste ! Et je dois me cramponner pour ne pas le faire sauter.
Parfois, le ciel s’ouvre et je ferme les yeux. Le poids que je porte semble s’envoler. Alors, je peux respirer et m’enivrer de cette légèreté.
Mais les nuages finissent toujours par s’immiscer dans toute la beauté.
Les ombres se dessinent pour danser et festoyer, bouffant toute ma culpabilité.
Je porte un poids qui n’aura jamais les mots.
Je traîne mon passé, bien planqué.
La solitude pour ne plus mentir.
Des forces que j’économise pour que ne puissent jamais s’échapper les spectres auréolés.
:: zouma 2008-03-26 18:10:21
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:: Mardi 04 mars 2008 ::
Jamais contente...
En ce moment, elle essaie de faire des efforts…
Mais elle reste à côté de la plaque.
C’est horrible de voir une main qui se tend dans le sens opposé.
Plus encore quand c’est celle de ma mère.
Et ça fait mal car je sais qu’on ne s’atteindra pas.
Je ne la toucherais pas.
Pas même un effleurement.
Je reste seule, la main tendue.
L'espoir se meurt.
On pleure chacune de notre côté.
:: zouma 2008-03-04 09:17:31
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:: Samedi 23 février 2008 ::
Je me sens perdue...
Je monte sur la balance... J'ai pris 2kg...
Oh mon dieu... S'il vous plait...
Non...
Je vous en supplie...
:: zouma 2008-02-23 12:41:41
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:: Mercredi 20 février 2008 ::
Fefe...
Bientôt 26 ans. Et toujours l’esprit d’un enfant. C’est touchant de le voir parler du jour où il conduira, du jour où il aura un travaille. Il a 26 ans mais il en parle en rêvant, comme tous les enfants qui ont des étoiles dans leurs yeux en imaginant quand ils seront des grands.
Fefe est grand. C’est mon grand frère.
Mais il ne l’a jamais été.
Il ne conduira jamais.
Il ne travaillera jamais.
Je l’ai dépassé, et Manalucard le dépasse en ce moment. Ca fait mal car il en prend conscience. Pourtant il continue de rêver.
Là, il mange sa tartine au Nutella. L’idiot a du choco sur son menton, il mange comme un porc. Comme un gamin qui ne se soucie pas de la propreté. Il se contente juste de savourer ses deux tranches de pain comme bon lui semble. Il me parle de ses histoires, il barbotte comme un élève de primaire. C’est saoulant. Mais je dois l’écouter, je dois être attentive car sinon qui le fera ?
J’adore mon frère mais vous savez… Parfois, c’est fatiguant. C’est usant. Je n’ai plus de patience, et c’est mes nerfs que je dois contrôler pour ne pas lui dire de la fermer. Je ne peux pas être attentive tous les jours. Je ne suis pas parfaite. Mais avec lui, ne pas être parfaite, c’est commettre un crime. Ca me donne l’impression que je ne serais jamais pardonnée. Ca me renvoie l’image d’une fille monstrueuse.
On juge vite les gens et leurs réactions face aux handicapés. Mais il ne faut pas.
Un handicapé c’est une personne qu’il faut considérer comme vous et moi. Etre handicapé ne leur donne pas plus de droit, et il ne faut pas l’oublier si on veut maintenir le juste équilibre.
On a le temps, ou on ne l’a pas.
On a la patience, ou pas.
On a la bonne manière de s’y prendre, ou pas.
Moi, je ne sais pas si j’agis de la bonne façon. J’ai juste grandi avec lui. Je ne suis pas plus gentille, ni plus méchante. Si j’ai envie de lui dire qu’il est chiant, je le fais. Et il peut être agaçant. Une vraie pipelette qui parlotte de chose sans aucun intérêt. Je me demande de qui il tient ça.
Je ne sais pas pourquoi je vous parle de lui…
Quand je pense à lui, je sens un nœud dans mon estomac. Un truc lourd que je n’arrive pas à faire passer.
Je ne sais pas ce que c’est. Juste que c’est oppressant.
Voilà peut être pourquoi je parlotte de lui…
:: zouma 2008-02-20 12:20:42
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:: Dimanche 17 février 2008 ::
Je ne veux pas mourir avant d'avoir vécu...
Il me faut apprendre à vivre.
Juste pour moi.
Mais comment faire quand on vous a dépouillé ?
Et qu’on résume sa vie à se donner.
Je dois apprendre à exister.
Mais qui suis-je ?
Au bout de 25 ans d’existence, il me faut seulement naître.
Ca fout les jetons.
Exister.
Quand ?
:: zouma 2008-02-17 17:10:22
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:: Dimanche 10 février 2008 ::
En septembre...
L’année prochaine, Manalucard part à l’université.
Les gens me demandent si je serais gérer la situation. Si je n’aurais pas trop de peine.
Moi, je réponds avec un grand sourire que tout ira pour le mieux.
En fait, je suis stressée et angoissée. Mais quand j’y réfléchis, il n’y a pas de raison d’en faire toute une histoire.
C’est comme si il était déjà parti…
Enfermé dans sa chambre ou de sortie avec ses amis, il fuit continuellement la maison. Lui et moi, même si on est très proche, on ne fait que se croiser.
L’année prochaine, quand il rentrera les week-end, il aura plus important à faire que de rester au près de sa sœur.
Il a tellement d’amis…
C’est un « people ».
L’année prochaine, il ne pourra plus taxer dans mon paquet de cigarettes. Il ne me demandera plus de lui payer des trucs avec un immense sourire, car il aura bu tout son argent lors d’une beuverie. Je n’entendrais plus sa guitare chanter à 00h30. Il ne bouffera plus toute la connexion. Il ne m’agacera plus !
Fini de débarrasser sa table, de rincer sa baignoire, de faire du ménage dans sa chambre…
Adieu à tout jamais…
De ces petites choses qui font qu’on est frère et sœur. Des conversations sans intérêt qu’on a lorsqu’on boit un café. Des idées philosophiques qu’on échange pour voyager au-delà de ce qu’on veut bien nous montrer. Des fous rires qu’on se tape au petit matin, la tête complètement dans le cirage. Du lit qu’on partage lorsqu’on regarde un DVD. Des confessions que je suis la seule à entendre.
Dans cette prison, il est mon voisin de cellule. En septembre, il sera relâché. Je vais perdre la seule personne avec qui il est possible de converser. Il s’éloigne déjà ce morceau de réalité… Je vais le perdre… Le monde est si beau vu de l’extérieur, il va fleurir. La distance nous séparera. Et je serais toujours à l’ombre, en train de flétrir. Quand nous nous croiserons, lui comme moi, nous porterons un masque. On se mentira pour passer de bons moments. Il n’y aura plus que du superficiel. Lui aussi, comme les autres, il mentira.
En septembre, je devrais dire au revoir…
Mais, je sais que ce jour là, il s’agira d’Adieu…
Faire le deuil de ces petites choses qui formaient un véritable tout. Enterrer la proximité qui nous empêchait de mentir.
En septembre, on m’arrachera un bout de moi…
:: zouma 2008-02-10 07:44:12
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:: Dimanche 03 février 2008 ::
Ma vie déclive...
Putain de solitude qui fait le ménage du reste d’humanité qui s’accrochait sous mon muscle cardiaque.
Ca tire, déchire en lambeaux douloureux des résidus de nostalgies.
Ma vie… Avant, elle était animée par des sourires, des rires, des gens…
A présent, il ne reste plus rien.
Que la maladie.
Cette saloperie a fini par en demander plus.
Insatisfaite de bouffer ma santé, elle rogne aussi ma vie.
Je suis seule à présent. Complètement isolée, repliée.
Presque plus d’amis, même pas de famille.
Seule.
Tellement désespérée.
Il y a quelques années, je rêvais du jour où tout irait mieux.
Le temps passe. La pente plus raide… L’impact sera fatal.
Vite.
Je n’en veux plus de ce vide.
De toute cette solitude.
:: zouma 2008-02-03 06:20:42
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:: Dimanche 27 janvier 2008 ::
J'aimerais...
On peut vouloir, désirer, espérer…
Et ne jamais obtenir…
Moi, je veux crever de faim.
Que des bras me bercent.
J’aimerais que la bouffe n’existe pas.
L’euphorie des famines me donnerait des ailes pour grimper là haut, dans les cieux.
La brise n’aurait qu’à pousser mon corps décharné.
Je n’aurais plus qu’à m’écrouler pour qu’alors les étoiles m’illuminent les yeux.
J’aimerais être belle.
Que ma peau craquelle, trop serrée autour de mes articulations.
J’aimerais…
Malheureusement, mes journées sont brodées de songes.
Et mon corps s’ondule à chaque rotation terrestre.
Du bout des doigts, j’espère toucher une étoile.
J’aimerais fermer les yeux.
Effleurer mon rêve…
:: zouma 2008-01-27 12:56:17
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:: Dimanche 20 janvier 2008 ::
Elle me contrôle.
Moi c’est en quantité draconienne.
Toi c’est en portion infime.
Le seul terrain sur lequel tu me domines, c’est la bouffe.
Alors, tu enfermes les aliments sous clefs.
Tu choisis les aliments sur lequel je peux criser. Ils attendent toujours sur le plateau en verre de la cuisine. Ou simplement dans le frigo, sur la planche du milieu.
Tu me contrôles, et c’est horrible.
Tu pars, et la première chose que tu fais quand tu rentre, c’est inspecter pour faire le décompte de ce qui a disparu.
Tu fais des remarques acerbes, tu me rabaisses car j’ai craqué !
Oui, je suis nul et je m’empiffre. Je coûte du pognon.
Toi, tu bouffes queudalle, mais tes pilules pour maigrir doivent valoir le pesant de ce que je dégueule !
Je te hais ! Je te hais ! Et je te HAIS !
Je me sens piégée, étouffée. J’ai envie de tout foutre en l’air. J’ai envie d’exploser. J’ai envie d’éliminer en un claquement de doigt tout l’univers.
Une crise de boulimie est compulsive, mais à cause de toi je fais des crises restrictives.
Au lieu de me soulagée, elle me frustre d’avantage… Alors, je recommence…
Encore et encore.
Avec des aliments difficiles à faire repasser.
Là, je crève de mal… J’ai l’impression que mon antre est déchiré…
Pourtant, je vais recommencer…
Ce soir, ce sera la troisième…
Putain, je ne sais pas si je te déteste plus ou moins que la boulimie.
:: zouma 2008-01-20 14:00:16
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:: Mercredi 16 janvier 2008 ::
"Maman"
Les mots les uns sur les autres. Emmêlés et démêlés.
Le cœur si gros, si lourd que j’en ai la nausée.
Je voudrais pleurer…
Je voudrais m’exprimer…
Combien de fois seule ?
Combien de fois espérer ?
Combien de fois ?
Combien de fois ?
Si je pouvais la briser, de la même façon qu’elle m’a usée.
Si je pouvais la toucher, de la même façon qu’elle m’a dépossédé.
Je devrais la tuer, car elle m’a achevée.
Construire une vie… Mais pourquoi faire ?
Elle m’a tout pris, jusqu’au plus petit bout du dernier rêve.
Une vie sans envie. Imaginez.
C’est croquer une pomme sans en avoir le goût, rester sous le soleil sans en sentir sa chaleur, voir un arc-en-ciel sur un écran noir et blanc,…
Si je suis anéantie, comment réussit-elle à me faire si mal ? Est-ce l’amour que j’ai pour elle ?
Oui, je l’aime…
J’ai honte de l’avouer.
Je suis stupide…
Complètement cinglée d’aimer cette femme qui ne sera jamais ma mère.
‘Maman’ est le nom de code d’une mission suicide.
‘Maman’ me tranche le cœur en rondelle.
‘Maman’ est acide en bouche et perd de son sens.
‘Maman’ est une arme infanticide.
Maman…
Vous avez dit ‘maman’ ?
Mais qu’est ce ?
:: zouma 2008-01-16 14:06:50
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:: Lundi 07 janvier 2008 ::
Le rien du tout.
A force de réflexion, je finis par user les mots de leur coque.
A la fin, il n’y a plus que l’impacte et l’essence qu’ils dégagent.
Je me débarrasse de l’inutile.
Pas d’images, pas de phrases, mais seulement les sensations.
La haine, l’amour, toutes sortes d’émotions intemporelles aussi vraies qu’invisibles.
Comme le vent, la température.
Je n’ai pas de passé.
Aucune bâtisse sur laquelle retracée ma vie, seulement cette espace dénué de membrane.
Infini comme le néant.
Insaisissable comme le vide.
:: zouma 2008-01-07 15:19:29
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:: Mardi 01 janvier 2008 ::
"Mes yeux ne sont pas mes yeux, votre regard me masque"
Mon amie hier :
- Mon dieu ! Tu es si mince. Tu me fais peur.
- Arrêtes, je suis peut être mince mais je ne suis pas maigre.
- Oui, mais ça c’est toi qui le dis. Tu t’es vue ?
Alors que dois je faire ?
Sombrer dans la folie pour croire à un complot où tout le monde me ferait croire que je suis mince au lieu d’être énorme ?!
Ou m’arracher les yeux de la tête car, visiblement, je ne me vois pas comme les autres me voient.
Je me sens perdue. Hier, j’avais envie d’hurler.
Pourquoi la réalité me tromperait elle ?
Comment l’esprit humain peut il saborder des siècles d’instinct de survie ?
Non, décidément, je ne comprends pas.
Comment ne pas devenir fou si je ne peux pas faire confiance au monde qui m’entoure.
La réalité se module-t-elle au grès des gens ?
En attendant, je ne crois que ce que je vois : je suis difforme, grosse.
Il n’y a que laideur.
:: zouma 2008-01-01 09:53:06
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:: Lundi 31 décembre 2007 ::
Bilan du gâchis de ma vie...
Ca y est. On est le 31 décembre.
A minuit, une nouvelle année va commencer : 366 jours vont défiler sous mes yeux fatigués.
4 h/jour x 366 = 1464 heures
1464 h : 24 h = 61 jours
61 jours sur l’année, soit deux mois sur douze à vomir.
Ce chiffre est vrai si je ne crise qu’UNE fois par jour.
Si le temps pouvait s’arrêter…
:: zouma 2007-12-31 09:59:10
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:: Mercredi 26 décembre 2007 ::
Bon Noël...
C’est les fêtes.
La pire période de l’année pour des filles comme moi.
En plus de simuler de la solidarité entre nous, on me demande de manger.
Des plats somptueux, habillés du plus bel artifice pour me faire encore plus envie.
Je résiste…
Et ils voyagent sous mon nez jusqu’au moment où…
Je craque.
Je bouffe, je m’empiffre, tout le monde peut le voir. Mais personne ne dit rien. On dirait presque qu’ils s’en réjouissent. Ils sont contents car je me mange.
Mais ils n’ont rien compris ?!
BANDE DE CONS
A chaque bouchée, c’est ma souffrance qui se dandine sous votre nez.
Ils sourient.
J’ai envie de pleurer.
J’avale un peu plus. Ca glisse jusqu’à mon cardia béant, et pour une fois toute cette merde va dépasser le pylore. Je vais digérer.
Cette pensée me rend dingue. Je m’imagine perçant l’orifice de mon nombril pour y engouffrer mes deux mains. Elles attraperaient mes intestins pour y faire de gros nœuds. Rien ne passerait. Pas d’absorption. Pas de gras, ni de calories.
Mais il est trop tard, on est le 26. Je vais remettre ça le 31… Sauf si j’arrive à me défiler, je veux rester chez moi.
Je vais poser des lapins, décevoir des gens.
Je préfère vous faire de la peine que de ressentir ce que je ressens en ce moment.
Là, je me déteste. J’ai envie de frapper, de m’étrangler.
Et j’ai honte d’avoir craqué, de n’avoir aucune volonté.
Je me sens sale, dégoûtante, répugnante.
J’ai juste envie de claquer
:: zouma 2007-12-26 06:42:30
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:: Mardi 25 décembre 2007 ::
Un schéma de l'anorexie-boulimie http://fr.youtube.com/watch?v=vJLOVnp5TYw
:: zouma 2007-12-25 18:38:14
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:: Mardi 25 décembre 2007 ::
Suis trop méfiante pour oser y croire ?
Il dit qu’il veut en faire un livre.
Il a déjà eu suffisamment d’inspiration pour une chanson.
Quel rêve insensé.
C’est à elle que je voudrais le raconter. Mais parcequ’elle ne comprendrait rien, je partage ma joie seule…
Ce bonheur se transforme en amertume lorsque cette joie illumine ma solitude.
:: zouma 2007-12-25 07:36:25
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:: Samedi 15 décembre 2007 ::
Et si... Si je prenais enfin une décision; est ce que vous m'en voudriez ?
:: zouma 2007-12-15 08:50:46
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:: Dimanche 02 décembre 2007 ::
Le feu qui m'attise...
Une plaquette de laxatifs dans un estomac vide. A quoi devais-je m’attendre d’autre ?
Bien sûre que je me tords de douleur.
Bien sûre que j’ai du mal à marcher. Je dois me courber et me soutenir au mur pour arriver à destination. Si j’y arrive…
La décadence qui nourrit la honte. Toute cette haine qui abreuve le dégoût que j’ai en m’observant.
Je me sens tellement grasse. J’ai beau découpé de la dentelle dans mes bouts de chair, mais rien n’y fait.
Le feu s’atténue un moment mais tout reprend en un brasier : destruction.
Faut que j’y arrive. Je dois me foutre en l’air.
Et un jour peut être, on comprendra que le mal que je m’inflige, c’est tous ce que je ne peux dire.
:: zouma 2007-12-02 15:51:15
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:: Vendredi 30 novembre 2007 ::
Je pense donc je suis...
Je réfléchis à comment dire les choses. Des mots s’additionnant sur une somme d’idées.
A leur locution, j’en bégaie de honte.
Tout fini par sonner creux.
Tout perd de son sens ; Quelle frustration !
Je ne suis pas faite pour piailler.
Je suis un pitre aux pensées silencieuses.
Les mots, je les cache sur du papier à l’abri dans un cahier.
J’aurais tant de choses à dire, à pleurer, à me faire pardonner.
Honte de mon amour aux autres qui, à son paroxysme, semble puéril. Si large, qu’il semblerait fourbe.
Alors il me faut l’étouffer un peu, beaucoup, à la folie…
Une muselière pour aimer, une autre pour pleurer.
Cacher derrière ma retenue : la peur des autres et du jugement.
Je ne veux plus avoir mal. Je garde « mon précieux » comme une cocotte sur le point d’exploser :
« BOUM »
Ce jour là, que restera-t-il de moi ?
:: zouma 2007-11-30 19:29:19
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:: Mardi 20 novembre 2007 ::
Les fous sont le symptôme d'un monde en perdition.
Je me berce d’illusion. Je n’arrête pas de penser bêtement qu’il suffit de changer quelques paramètres pour que la maladie s’en aille.
Malheureusement, ce qu’il faut bien avouer, c’est que je suis accrocs.
Une vraie toxico, dans tous les sens du terme, dans les moindres recoins.
Je suis en stage de psychiatrie. Il y a des patients qui sont là pour sevrage.
Je me vois à leur place. J’entends leur mensonge quand ils me disent « je ne pense plus à l’alcool, à la drogue… »
Ils aiment me parler, je les comprends.
Ces patients, enfermés dans un service comme dans une taule, ont des couilles.
Moi, je me cache, je mens, je me protège vêtue de mon uniforme blanc.
Mais…Je suis malade. Je pourrais être parmi eux, avec ceux qu’on nomme des « fous ».
Les mains tremblantes, à bout de nerfs, le cœur qui s’emballe, je m’empiffre pour oublier. J’étouffe sous la bouffe et le dégueulis.
Je repense à cet homme qui m’a remercié de l’avoir fait rire à s’en étrangler. Il est comme Fefe et ça me fend le cœur.
Là, dans ce couloir des rebus, il y a des tas de gens qui nous ressemblent.
Il y a cette femme qui a cessé de manger. J’ai réussi à la mettre à l’aise. Elle m’a parlé en osant me regarder dans les yeux, alors qu’elle se défile du regard avec d’autres.
Il y a ce monsieur qui râlait tous le temps qui est devenu souriant en me parlant, qui me baise la main en signe de reconnaissance.
Ces gens vous ressemblent. Croyiez moi, juste qu’ils se sont fragilisé avec le temps. Une carence des contacts humains de toutes évidences.
Ce ne sont pas les fous qui perdent la boule.
C’est le monde… Ces gens sont le traumatisme d’un siècle bâtit sur les erreurs.
Le monde ne s’arrête pas, les traumatismes s’accumulent, les hôpitaux n’ont plus assez de places. Il y a des listes d’attentes…
Et rien ne s’arrête, ça tourne encore et encore…
:: zouma 2007-11-20 17:33:22
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:: Dimanche 18 novembre 2007 ::
Le cadeau de ses invités.
Elle parade devant moi avec son panier garni de bouffe.
Ca déborde comme un estomac en pleine crise.
Ca me donne envie de vomir.
Pourquoi faut qu’elle me détaille chaque condiment que contient son putain de plat en osier ?
Si je pouvais, je lui grefferais toutes cette saloperies directement sur les hanches, ou alors sur son cerveau atrophié. Il doit manquer de gras là haut, c’est peut être pour ça qu’elle arrive pas à réfléchir.
Elle ne se rend vraiment pas compte de ce qu’elle me fait ?
Si c’est le cas, alors pourquoi elle s’amuse déjà à tout cacher ?
:: zouma 2007-11-18 12:41:16
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:: Lundi 05 novembre 2007 ::
L'hôpital qui se moque de la charité... Maintenant, elle clâme haut et fort que je suis malade.
Mais elle dit aussi que je ne veux pas me faire soigner.
La salope., elle se moque de qui ? Elle va tout faire pour gâcher ma vie, pour me rouler dans la boue.
Pourquoi ?
:: zouma 2007-11-05 12:16:14
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:: Samedi 03 novembre 2007 ::
Plus rien à perdre... A présent, je comprends que Manalucard en à marre. Il n'en peut plus de me voir malade, ca le rend dépressif... Il me déteste pour ça... Je me déteste...
:: zouma 2007-11-03 17:08:08
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:: Vendredi 02 novembre 2007 ::
No fear, No game
Elle jeun et moi je dégueule.
Elle fait ça pour m’emmerder… Mais ce qu’elle n’a pas compris, c’est que ce n’est pas un jeu.
Je vois dans son regard qu’elle pense gagner.
Mais moi, je souffre.
J’en ai rien à foutre de l’agacer…
Pourtant, elle pense que je suis de la partie. Son regard brille grâce à un duel qui ne prend vie que par sa jalousie.
Elle m’emmerde sévère par son comportement infantile. J’ai l’affreuse envie d’écrabouiller sa tête pour lui faire sortir toute sa connerie.
Elle jubile quand elle parvient à balancer son sac de reproches, au moins aussi blessant que la lame que je m’enfonce.
J’ai le besoin irrépressible de m’autodétruire, de crever la peau sous les os. Pas pour la faire chier, mais pour lui faire payer !
Je l’a déteste…
Qu’elle aille en enfer !
:: zouma 2007-11-02 07:28:09
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:: Dimanche 28 octobre 2007 ::
"Plaire" Gerald Genty
http://www.dailymotion.com/relevance/search/plaire+gerald/video/x87es_gerald-genty-plaire_fun
parole :
Je mange une fois par jour Je mange une fois pour toi Je mange une fois pour toute Et toi, tu doutes de moi
Quand arrive le mois d'août Je devrais être heureuse Mais les filles de la Redoute Me rendent frileuse
Alors je dis et je redi- -gère mes radis Hardie je ne suis plus En hypoglycémie.
Mais je voudrais te plaire, Etre un peu plus légère, Me fondre enfin dans l'air, Dans l'air du temps Qui passe et me rend lasse De prendre de plus en plus de place J'ai peur que tu me remplaces
Je mange une fois pas semaine Ca devient vraiment dur Mais je tiendrai oui c'est sûr Si, de plus en plus, il m'aime
De toute façon, j'ai pas le choix, Si ma balance craque, Si je craque, il me balance J'irai jusqu'au zéro Jusqu'à devenir particule Avec un super cul Pour que mon hercule Me trouve particul- -ièrement... belle
Mais oui, je vais te plaire, Etre beaucoup plus légère, Me fondre enfin dans l'air Dans l'air du temps Qui passe et me rend lasse De prendre de plus en plus de place J'ai peur que tu me remplaces.
Je ne mange plus du tout, J'ai même plus faim c'est fou, Y a plus qu'en tombant dans les pommes Que je retrouve mon homme
Tous les jours je perds des plumes, J'effleure à peine le bitume Et les jours de grand vent Je m'accroche aux passants
Moi qui voulait te plaire, Etre beaucoup plus légère, Me fondre enfin dans l'air, Dans l'air du temps Qui passe et me rendait lasse De prendre de plus en plus de place J'avais peur que tu me remplaces.
:: zouma 2007-10-28 06:07:02
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:: Dimanche 28 octobre 2007 ::
Pas de quête épique...
Plus personne ne me touchera.
Mon corps est un thriller pour aveugle. Des pieds à la tête, ma souffrance est en braille.
Relief, sillons, cicatrices, chair ; tout ça dans l’ombre d’une comédie.
Stephen King peut se rhabiller !
Plus jamais droit à l’amour.
Je ne veux plus culpabiliser du mal qu’on peut faire à son conjoint. Mon cœur peut aimer mais sous un bâillon bien serré.
Le temps file et je grandi. Malheureusement, je croisse pour me construire un mur encore plus haut. Une forteresse imprenable qui finira par me donner le vertige.
Les gens oublieront mon visage, leur cou trop endoloris par un torticolis.
Un jour ils cesseront d’observer dans le ciel trop las d’attendre que j’apparaisse à une meurtrière.
Il n’y a pas de prince charmant, ni même d’ogre ou de dragon.
Je ne suis pas une princesse…
Je suis la fille bannie… Celle qui doit disparaître.
Celle dont on ne devrait plus jamais prononcer le nom.
:: zouma 2007-10-28 05:42:14
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:: Jeudi 25 octobre 2007 ::
je voudrais dipsraître... Même mes pensées deviennent de la gerbe, du dégueulis...
De la merde que je vous fais bouffer à la petite cuillère...
pardon...
:: zouma 2007-10-25 12:45:38
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:: Lundi 15 octobre 2007 ::
Lentement mais sûrement...
Je perds le contrôle à nouveau…
Je sais que je ne l’ai jamais eu ; c’était illusoire de penser le contraire.
La maladie domine ma vie, mes relations, mes pensées…
Ce vice serpente entre les cannelures sinusoïdales de mon cerveau. Je voudrais l’attraper pour lui faire la peau mais c’est un meurtre impossible.
J’ai perdu d’avance.
Plus rusé que moi… Il m’échappe et je perds l’horizon de mon avenir.
Ce n’est pas un choix. Ca ne l’a jamais été.
Ce n’est pas un problème anodin même si les bases semblent simplistes.
Boulimie se dit souvent «problème alimentaire » comme on dirait d’un bâtard qu’il est hybride. Ca fait plus classe.
Alors forcément, les troubles de l’alimentation n’alarme pas la population. Ca devient un phénomène de mode.
Pourtant, l’hybride est bien un bâtard.
Et le problème dans ce cas ci, c’est qu’il n’y a pas d’oreille attentive. Il n’y a personne pour vous écouter de manière compréhensive.
Depuis quand un chocolat est une excuse valable pour voir un psy ?
Non, c’est certain, les boulimiques sont seules aux mondes !
Je me sens désemparée. Pas la force de me laver, de m’habiller, et encore moins de sortir de chez moi… Voir du monde ça m’épuise. Ca me rend encore plus triste.
Il y a tellement de personnes qui m’entourent… Mais pas un seul pour comprendre.
Ma mélancolie ne peut être excusée par l’assiette de légume que j’ai mangé ce midi.
Je me sens tellement sale…
Chaque bouchée me rapproche un peu plus de la mort.
J’attends, je n’ai plus envie d’éviter l’issue fatale.
C’est un suicide lent et silencieux.
Cette façon de disparaître blessera moins les gens que j’aime.
Il n’y a plus qu’à attendre...
:: zouma 2007-10-15 13:33:17
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:: Mercredi 26 septembre 2007 ::
Calculer.
Il y a des jours où je m’empiffre pour mon bien.
J’avale tous ce qui est riche en vitamines, en protéines, en calcium,…
Je me gave et je ne vomis pas pour avoir les forces qu’ils me manquent. De l’énergie en suffisance pour assurer lors de mes stages.
Ca arrive rarement… C’est fatiguant et douloureux. Après, je suis épuisée. Je passe une à deux journées à dormir. Comme si le fait de digérer me bouffait tous ce qui me reste de force.
Je sens mon cœur pomper de la mélasse pour l’envoyer dans mes veines. Mon sang anormalement riche et visqueux qui fluctue dans ma poitrine.
Les jours d’après, j’angoisse.
Tandis que j’avale l’unique tranche de pain de ma journée, je l’additionne à ma crise « saine » d’il y a quelques jours. J’essaie de relativiser, je me dit : tu vas dépenser toutes ces calories durant tes jours de jeun.
Additionner et soustraire. Je ne sais plus ce qui est correcte. J’en deviens folle. Je monte et descends frénétiquement de la balance digitale.
Cette maudite machine détient la vérité absolue : des chiffres.
Je n’ai que ça en tête : des nombres, des calories, mon poids, ce que je dépense…
Un calcul de chaque instant, celui qui m’empêche de sombrer dans la folie.
Ne pas grossir mais maigrir.
Maigrir et ne pas faiblir.
Ca devient difficile.
:: zouma 2007-09-26 16:56:18
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:: Dimanche 09 septembre 2007 ::
Je meurs.
Comme une bête traquée, je suis tétanisée à l’idée que la sonnette de la porte d’entrée retentisse.
Je suis occupée de faire une crise. Je ne sais pas trop pour quoi, ou pour qui.
En tout cas, je ne veux pas être dérangée.
Je veux juste qu’on me foute la paix, qu’on me lâche les baskets.
Je n’ai pas envie de justifier pourquoi je suis triste, pourquoi je bouffe, ni même pourquoi je suis encore en peignoir à 17h.
Mon téléphone n’arrête pas de sonner.
Je ne réponds pas.
Alors, ils insistent, et ça me terrifie.
Ces sonneries vont me rendre dingue, mes amis vont me rendre dingue.
J’ai parfois envie d’hurler :
- vous allez me fiche la paix, je n’ai pas envie de sourire aujourd’hui !
Mais je ne le fais pas.
Je suis la personne qu’ils attendent que je sois. Je les écoute se plaindre pour des broutilles, alors que moi je vis en enfer.
Je les regarde bafouiller mon droit d’expression sans rien dire.
Je me laisse faire. C’est de ma faute, je me suis trop longtemps cachée dans leur moule pour rester invisible.
Transparente, je le suis.
A tel point, que je n’ai plus de droits.
Chacune de mes façons d’agir doit être expliquée pour ensuite être approuvée.
Si mes arguments ne tiennent pas la route, je les déçois…
Parfois, ces gens me bouffe mon oxygène.
Mais je ne veux pas les décevoir.
Je les aime.
Alors parfois, je mens…
Pour ne pas décevoir, et pour ne pas les voir.
Et ça c’est décevant…
:: zouma 2007-09-09 12:41:02
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:: Dimanche 12 août 2007 ::
Célibataire...
Les gens qui m’entourent, ils aiment mes masques.
Koibito, il m’aimait sans le masque.
Me voilà sans lui… Au bout de 6 ans et 4 mois…
Absolument seule au monde…
Y a-t-il de l’intérêt à vivre pour soi ?
:: zouma 2007-08-12 12:57:48
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:: Samedi 04 août 2007 ::
Devinette.
L'indispensable pour les Vacances :
Vous savez à quoi se résume la trousse de secours d'une fille comme moi ?
Des laxatifs...
Pathétique !
:: zouma 2007-08-04 04:43:39
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