:: Journal d'une boulimique ! ::

pensées et tourmants au quotidien
:: accueil ::
Derniers messages
Faites connaître ce blogue
[::..archive..::]
Un blogue de :
zouma
zouma
 
[::..liens..::]
--> La diététique en question (XML)
--> Boulimie (XML)
--> Naturel santé
--> Outremangeurs anonymes
--> la bouche de l'nfer
--> SOS
--> Pierre Gable
--> karoline nous emmène dans sa quête
 
[::..catégories..::]

Publié le dimanche 10 février 2008

:: Dimanche 10 février 2008 ::
En septembre...

L’année prochaine, Manalucard part à l’université.

Les gens me demandent si je serais gérer la situation. Si je n’aurais pas trop de peine.

Moi, je réponds avec un grand sourire que tout ira pour le mieux.

 

En fait, je suis stressée et angoissée. Mais quand j’y réfléchis, il n’y a pas de raison d’en faire toute une histoire.

C’est comme si il était déjà parti…

Enfermé dans sa chambre ou de sortie avec ses amis, il fuit continuellement la maison. Lui et moi, même si on est très proche, on ne fait que se croiser.

L’année prochaine, quand il rentrera les week-end, il aura plus important à faire que de rester au près de sa sœur.

Il a tellement d’amis…

C’est un « people ».

 

L’année prochaine, il ne pourra plus taxer dans mon paquet de cigarettes. Il ne me demandera plus de lui payer des trucs avec un immense sourire, car il aura bu tout son argent lors d’une beuverie. Je n’entendrais plus sa guitare chanter à 00h30. Il ne bouffera plus toute la connexion. Il ne m’agacera plus !

Fini de débarrasser sa table, de rincer sa baignoire, de faire du ménage dans sa chambre…

 

Adieu à tout jamais…

De ces petites choses qui font qu’on est frère et sœur. Des conversations sans intérêt qu’on a lorsqu’on boit un café. Des idées philosophiques qu’on échange pour voyager au-delà de ce qu’on veut bien nous montrer. Des fous rires qu’on se tape au petit matin, la tête complètement dans le cirage. Du lit qu’on partage lorsqu’on regarde un DVD. Des confessions que je suis la seule à entendre.

 

Dans cette prison, il est mon voisin de cellule. En septembre, il sera relâché. Je vais perdre la seule personne avec qui il est possible de converser. Il s’éloigne déjà ce morceau de réalité…  Je vais le perdre… Le monde est si beau vu de l’extérieur, il va fleurir. La distance nous séparera. Et je serais toujours à l’ombre, en train de flétrir. Quand nous nous croiserons, lui comme moi, nous porterons un masque. On se mentira pour passer de bons moments. Il n’y aura plus que du superficiel. Lui aussi, comme les autres, il mentira.

 

En septembre, je devrais dire au revoir…

Mais, je sais que ce jour là, il s’agira d’Adieu…

 

Faire le deuil de ces petites choses qui formaient un véritable tout. Enterrer la proximité qui nous empêchait de mentir.

En septembre, on m’arrachera un bout de moi…


:: zouma 2008-02-10 07:44:12 [Permalien] ::
:: Ajouter un commentaire | ::
...

:: ::

Un blogue Journal personnel/Pensées par Mon Blogue.com